• Le CIRIEF

  • Le CIRIEF

  • Le CIRIEF

  • Le CIRIEF

  • Le CIRIEF

  • Le CIRIEF

  • Le CIRIEF
    Ethnomusicologie de la France
  • Le CIRIEF
    Ethnomusicologie de la France
  • Le CIRIEF
    Ethnomusicologie de la France
  • Le CIRIEF
    Ethnomusicologie de la France
  • Le CIRIEF
    Ethnomusicologie de la France
  • Le CIRIEF
    Ethnomusicologie de la France

Le patrimoine culturel immatériel musical en France : Regards croisés sur une notion problématique…

6 juin 2009 au MuCEM de Paris (Musée des Civilisations, de l’Europe et de la Méditerranée, ancien MNATP)

Journée d’études organisée par le CIRIEF, avec le soutien de la Mission à l’Ethnologie (Ministère de la Culture et de la Communication) et du MuCEM


9h15 : Allocution de bienvenue

 

Michel Colardelle, Directeur du MuCEM

9h45 : Introduction à la journée

Luc Charles-Dominique, Professeur d’Ethnomusicologie, Université de Nice-Sophia-Antipolis, Président du CIRIEF.

10h15 : Les patrimonialisations « sauvages ». Nostalgie structurelle, perte durable et fabrications ordinaires du patrimoine

Cyril Isnart, Docteur en Ethnologie. Chercheur associé à l’IDEMEC, UMR 6591 - CNRS-Université de Provence

On présente souvent la patrimonialisation comme un processus institutionnel dont l'enjeu réside dans l'appropriation par un public local et/ou touristique du patrimoine ainsi constitué. Mais une approche ethnographique montre que les acteurs ordinaires développent également des patrimonialisations "sauvages" que l'on doit analyser en terme de mise en mémoire autochtone des savoirs culturels, réagissant autant aux contraintes des ressources locales qu'aux modèles institutionnels de patrimonialisation.

11h : pause.

11h15 : La notion de sauvegarde en terrain français : l’exemple de la polyphonie pyrénéenne

Jean-Jacques Castéret, Institut Occitan (Aquitaine) - ITEM de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour

La Convention de l’Unesco pour la Sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) considère comme centrale dans la notion de « sauvegarde » des traditions et expressions orales, la préservation de leur fonction sociale, de leur rôle dans la vie quotidienne ou lors d’évènements festifs, de même que le caractère interpersonnel de leur transmission. Elle définit par ailleurs le PCI comme un processus, soulignant notamment les notions de transmission de génération en génération et de permanente recréation par les communautés et les groupes, « en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire ».

Cette communication examinera ainsi au prisme de cette définition la pratique polyphonique pyrénéenne, ancienne et de transmission orale, croisant aussi depuis plusieurs siècles l’écrit. Il s’agira plus particulièrement ici d’explorer aux plans diachroniques et synchroniques les conditions et processus de sa vitalité depuis les années 60 : festivals, productions discographiques, spectacles collectifs, concours, ateliers et plus récemment, rassemblements vocalo-festifs des jeunes générations. Il s’agira encore d’apprécier, au regard des structures de cette tradition – celles du « chant en compagnie » (B. Lortat-Jacob) – les forces et faiblesses de ces dispositifs, tous d’initiative locale et privée : entre rupture et transmission, entre patrimonialisation et adaptation.

12h-13h45 : Déjeuner libre (possibilité de restauration dans le jardin d’acclimatation)

14h : La danse traditionnelle aujourd’hui, un patrimoine immatériel ?

Yves Defrance, Ethnomusicologue HDR, Université Rennes II, Directeur du CFMI de Rennes

Très peu de chercheurs se sont intéressés de près aux questions que pose la danse traditionnelle en France. Avant les travaux de la famille Guilcher, qui commencent dans les années 1940, les rares études se contentent de fixer quelques répertoires afin de les présenter sur scène dans le cadre de spectacles folkloriques. Le mouvement folk des années 1970 a inventé, entre autres, le bal folk, élargissant le répertoire à l’inter-région et donnant la priorité au plaisir partagé entre membres de groupes sociaux assez bien définis. Aujourd’hui, quand un musicien peut parfois espérer jouer encore avec un témoin de la tradition (quelle tradition ?), le danseur, lui, ne peut plus que se rabattre sur des ateliers et des stages. Les collecteurs eux-mêmes, observateurs d’hier, se retrouvent en position d’observés et de transmetteurs. Inévitablement, la transmission du geste s’en est fortement vue codifiée, utilisant l’écrit et l’audio-visuel comme support.

Afin de relancer la dynamique de la danse-plaisir, des concours de danse ouverts à tout public sont organisés en Bretagne. Cette nouvelle forme de patrimonialisation ne tend-elle pas à son tour à matérialiser l’immatériel en imposant de nouveaux modèles?

Communication accompagnée de la projection d’un documentaire d’enquête (11’), tourné en 2008.

14h45 : Nature et complexité des enjeux identitaires et patrimoniaux autour de la Haute-Taille et du conte créole à la Martinique

David Khatile, Docteur en ethnologie de la danse et musicien (percussionniste/chanteur).

La Haute-Taille et le conte sont depuis quelques années instrumentalisés à l’intérieur d’actions patrimoniales et de revendications identitaires. Une plongée au coeur de ces deux processus nous permet de saisir toute l’épaisseur et la dynamique du jeu social qui s’y opère, en même temps qu’il nous renseigne sur la nature et la complexité des enjeux réels qui s’y fomentent en toile de fond. Les divers acteurs de ce jeu social se positionnent, agissent et interagissent eu égard à leurs intérêts et visées respectifs qu’ils soient avoués ou inavoués. Au-delà de cette lutte et des stratégies de chacun, les négociations ne s’avèrent possible que sur la base de négociations et de consensus entre certaines parties. Ces acteurs — qu’ils soient les représentants d’un pouvoir étatique dominant ; qu’ils soient membres d’institutions ou collectivités relais française et/ou martiniquaise ; qu’ils soient acteurs de la tradition ou encore chercheurs — se retrouvent bon gré mal gré impliqués dans ces processus en tant que partenaires. Comment et sous quelles formes la Haute-Taille et le conte servent à fabriquer de l’identité et par quels procédés et mécanismes l’action patrimoniale permet à certains d’atteindre leurs fins ? Quel en est le prix pour certains et de quoi se dédouane d’autres dans un pays dominé ?

15h30 : Gardiens et relais de la tradition : paradoxe de la musique et danse à Mayotte.

Victor Randrianary, Docteur en ethnomusicologie, associé au Département d’ethnomusicologie UMR 8574 CNRS/Musée de l'Homme.

« Mes études ethnomusicologiques sur le terrain mahorais ont débuté réellement – auparavant, je travaillais sur la musique mahoraise et comorienne de Madagascar et de La Réunion – en févier 2007. Elles m’ont permis en très peu de temps de découvrir l'immense richesse de la musique et de la danse. Parallèlement, j’ai vu et entendu des témoignages de personnes – notamment des maîtres de musique – qui parlaient de la disparition assez inquiétante de la tradition.

À Mayotte, chaque village possède au moins trois associations culturelles dont la plupart oeuvrent pour ou à travers la musique et la danse. Depuis l'aéroport, jusque dans les endroits les plus éloignés, cette dynamique est présente. Ces actions agissent au nom de plusieurs causes : l'identité, la protection de la tradition, l'éducation… la liste est longue. En tout cas, la volonté et l'intention de protéger ces arts légués par les anciens sont tangibles.

Cet exposé essaie de mettre en place une réflexion ethnomusicologique sur le visible et l'invisible, le discernable et l'imperceptible dans la tradition musicale mahoraise. En effet, diverses initiatives individuelles et associatives essaient de restituer l'ensemble de pratiques anciennes. Toutefois, ces travaux ignorent certains éléments importants de la musique dont la forme musicale, l'échelle, les techniques vocales… Cette intervention tentera également de s’interroger sur le lien entre tradition et patrimoine dans le contexte mahorais : une insularité française nourrie depuis plusieurs siècles d'influences culturelles de plusieurs aires géoculturelles. »

16h15 : pause.

16h30 : Bilan et perspective de la politique du PCI en France, trois ans après la ratification.

Christian Hottin, Directeur de la Mission à l’Ethnologie au Ministère de la Culture et de la Communication.

17h15-18h : Table ronde réunissant les participants.

18h15 : Sortie officielle publique du livre de Jean-Michel GUILCHER, « Danse traditionnelle et anciens milieux ruraux. Tradition, Histoire, Société »

Aux éditions L’Harmattan (collection du CIRIEF « Ethnomusicologie et anthropologie musicale de l’espace français » dirigée par Yves Defrance et Luc Charles-Dominique).

annuaire-cirief

  • Antoine BOURGEAU
    Antoine BOURGEAU
  • Marlène BELLY
    Marlène BELLY
  • Jean-Jacques CASTERET
    Jean-Jacques CASTERET
  • Anne CAUFRIEZ
    Anne CAUFRIEZ
  • Fabrice Contri
    Fabrice CONTRI
  • Patrick Dasen
    Patrick DASEN



consultez
fleche-annuaire